Chronologie


1968 : Adoption de la loi 141, qui reconnaît officiellement les écoles élémentaires de langue française et autorise la création de modules scolaires de langue française au secondaire.

Automne 1970 : Le procureur général, Arthur Wishart, déclare qu’un amendement spécial sera fait à l’Acte judiciaire de l’Ontario afin que « le français obtienne un statut égal à l’anglais au sein des cours de justice de la province situées dans des régions où la concentration de francophones pouvait justifier une telle reconnaissance ».

3 mai 1971 : William Davis annonce formellement à la Législature que tout sera mis en œuvre pour rendre les services judiciaires accessibles en français.

26 février 1975 : Jacqueline Pelletier est arrêtée pour excès de vitesse sur le chemin Montréal et fait remarquer l’unilinguisme de la contravention au policier.

25 mars 1975 : Albert Roy, député libéral d’Ottawa-Est, présente un projet de loi visant à modifier la Loi sur la juridiction et permettre l’usage du français dans les cours dans certaines régions.

7 avril 1975 : Jacqueline Pelletier reçoit une lettre d’Alain Mazet, président régional de l’Association canadienne-française d’Ottawa-Carleton, lui indiquant qu’il appuie son initiative d’avoir écrit à John Clement le 1er avril 1975 et qu’il lui enverra aussi une lettre à ce sujet.

7 avril 1975 : Jacqueline Pelletier reçoit une lettre de Margaret Campbell, député de la circonscription de St-George pour le Parti libéral de l’Ontario, qui lui fait parvenir une copie du projet d’amendements à la Loi sur la juridiction, proposé par Albert Roy. Elle lui indique qu’elle a pris la même position qu’Albert Roy.

8 avril 1975 : Raymond DesRochers se rend aux autorités de la police provinciale, refusant de renouveler l’immatriculation de son véhicule.

9 avril 1975 : Le Droit publie un article au sujet de Jacqueline Pelletier : « Elle ira en prison plutôt que de payer une contravention en anglais.»

9 avril 1975 : Raymond DesRochers a remporté la première manche de la lutte qu’il a entamée récemment pour obtenir du ministère des Transports de l’Ontario des formulaires bilingues de renouvellement de l’immatriculation des véhicules.

15 mai 1975 : Raymond DesRochers comparaît « en cour provinciale […], où il devra répondre à une accusation d’avoir conduit une automobile munie de plaques périmées ».

9 juillet 1975 : Charles Le May comparaît à la Cour provinciale, mais le juge de paix fait fi de son plaidoyer de culpabilité et suspend toute sentence, lui enlevant seulement quelques points à son dossier de conducteur.

21 juillet 1975 : Le bulletin de nouvelles télévisé de CBLT-Toronto présente la situation du bilinguisme à Sudbury et le cas de Lise Pellerin, qui a fait cinq jours de prison pour protester contre l’unilinguisme des contraventions de stationnement.

10 septembre 1975 : Jean-Marc Drapeau, Raymond Myre et Lise Denault sont acquittés pour des contraventions pour stationnement illégal.

11 septembre 1975 : 1re réunion du mouvement C’est l’temps!

15 septembre 1975 : Le mouvement envoie son premier communiqué de presse, dans lequel il annonce que le 11 septembre 1975, « les bases d’une opération visant “à pallier l’incurie chronique du gouvernement provincial vis-à-vis le fait français” furent jetées ».

18 septembre 1975 : Gérard Lévesque comparaît devant la Cour. Il est acquitté par le juge, celui-ci indiquant que les accusations qui pesaient contre lui n’étaient pas les bonnes; Lévesque lit une déclaration en français et reprend le sergent lorsque la traduction ne le satisfait pas.

18 septembre 1975 : Roy McMurtry est élu député dans la circonscription d’Eglinton, à Toronto, pour le Parti progressiste-conservateur de l’Ontario.

24 septembre 1975 : Gérard Lévesque comparaît en cour provinciale pour répondre à l’accusation d’avoir conduit une automobile sans plaques d’immatriculation.

24 septembre 1975 : Un article annonce qu’un mandat d’arrestation a été émis contre René Marcotte, un journaliste québécois de la salle des nouvelles de la station radiophonique CKCH, car il refuse de payer une contravention d’environ 5 $ en guise de solidarité envers les Franco-Ontariens.

2 octobre 1975 : René Marcotte est arrêté, emprisonné et libéré après une heure de détention.

7 octobre 1975 : Roy McMurtry est nommé procureur général de l’Ontario.

10-12 octobre 1975 : 26e Congrès général de l’Association canadienne-française de l’Ontario provinciale à Timmins, où un « appui massif [est] donné au mouvement C’est l’temps! ».

12 octobre 1975 : Le mouvement envoie un communiqué de presse incitant à la désobéissance civile.

Décembre 1975 : Les Franco-Ontariens obtiennent des formulaires en français pour la demande de renouvellement d’immatriculation des véhicules.

10 décembre 1975 : Jacqueline Pelletier envoie une lettre à Roy McMurtry et demande une rencontre avec lui au début janvier 1976 (avec l’Association canadienne-française de l’Ontario et l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens).

14 janvier 1976 : Le mouvement reçoit une lettre d’appui et une contribution de 20 $ du Théâtre d’la Corvée.

14 janvier 1976 : Le mouvement reçoit une lettre d’appui de Théâtre Action.

3 février 1976 : Keith Spicer, commissaire aux langues officielles, écrit un article dans Le Droit.

4 février 1976 : Michelle Deshaies est emprisonnée.

6 et 7 février 1976 : Lise Denault est emprisonnée.

9 février 1976 : Jacqueline Pelletier reçoit une lettre de John Rowsome, chef de cabinet du ministère du Procureur général, lui confirmant un rendez-vous avec Roy McMurtry le 24 février 1976.

20 et 21 février 1976 : Jacqueline Pelletier et Huguette Boisvert sont emprisonnées.

24 février 1976 : Rencontre, à Toronto, entre Roy McMurtry et des représentants de C’est l’temps!, de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens, de l’Association canadienne-française de l’Ontario et de la Fédération des femmes canadiennes-françaises; ils font des recommandations, notamment celles de créer un poste de coordonnateur des services bilingues au ministère du Procureur général et un Conseil consultatif des services judiciaires en langue française.

15 mars 1976 : C’est l’temps! organise un sit-in de 24 heures à Ottawa pour protester contre le « fait que le Conseil scolaire d’Essex a abandonné son projet de construction d’une école secondaire de langue française ».

8 juillet 1976 : Reportages et entrevues avec Gilles Rocheleau, maire de Hull, qui choisit d’aller en prison afin de contester une sommation unilingue anglaise.

21 janvier 1977 : Gérard Lévesque envoie une lettre à Roy McMurtry au sujet de l’usage du français dans les cours de justice de l’Ontario.

28 février 1977 : Gérard Lévesque reçoit une lettre de Roy McMurtry. Ce dernier lui annonce qu’il a l’intention d’introduire l’usage du français dans les cours de justice (division criminelle) à Ottawa et dans Prescott-Russell au mois de juillet (comme le projet-pilote à Sudbury).

12 juillet 1977 : Le Collège Algonquin reçoit une lettre de Mauril Bélanger, président de la Fédération des étudiants de l’Université d’Ottawa. Il précise qu’il a envoyé les documents sur le mouvement C’est l’temps! aux Franco-Manitobains qui luttent pour la même cause dans le cadre de l’affaire Forest à Winnipeg.

20 octobre 1977 : Le mouvement C’est l’temps! envoie une lettre à ses partisans, dénonçant le gouvernement ontarien.

8 novembre 1977 : Réunion du mouvement C’est l’temps! convoquée par Jacqueline Pelletier, par frustration, car des interventions et des rencontres qui avaient été prévues n’ont pas eu lieu.

28 novembre 1977 : Dernière rencontre du mouvement C’est l’temps!

1984 : Adoption de la Loi sur les tribunaux judiciaires de l’Ontario.

1986 : Adoption de la loi 75, qui permet la création de sections francophones au sein des conseils scolaires à prépondérance anglophone.

18 novembre 1986 : Adoption de la Loi sur les services en français (loi 8), qui encadre les politiques existantes et reconnaît le droit des francophones de recevoir les services gouvernementaux en français et de communiquer en français avec le gouvernement de l’Ontario.