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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

L’exploration des Pays d’en haut

   Le Régime français : 1610-1763

      Des premières incursions
      françaises à la destruction
      de la Huronie (1610-1650)

 

 

Les interprètes

De 1615 à 1649, la région des Grands Lacs est sillonnée par de nombreux interprètes, aussi appelés truchements. Le mot « coureur des bois » apparaît plus tard dans le XVIIe siècle. Ces hommes sont autant des explorateurs que des interprètes. Maillon essentiel entre la civilisation européenne et le monde autochtone, ils jouent le rôle d'intermédiaires dans la traite des fourrures. La France tente de bâtir en Amérique un empire fondé sur le commerce des fourrures. Les autorités coloniales se soucient de bien connaître les cultures autochtones, de créer avec les nations indigènes les alliances appropriées, de voir à ce que les conflits entre les diverses nations ne viennent pas nuire à ces alliances et finalement d'empêcher le plus grand nombre possible de tribus d'entrer en contact avec les Anglais. Les Algonquins de l'Outaouais occupent une position stratégique sur la grande route des fourrures. Ils gardent la main haute sur le passage obligé des expéditions de traite en provenance de la Huronie et de toute la région située à l'ouest et au nord-ouest de l'Outaouais. Il est donc primordial de pouvoir les compter parmi les alliés. La collaboration avec les Népissingues (lac Nipissing) est également essentielle. Quant aux tribus de la Huronie, leur territoire donne accès à de vastes régions à conquérir. À l'art de s'intégrer, de commercer et de négocier, Jean Nicollet est sans doute celui qui s'illustre le plus.

Jean Nicollet

Des premières incursions françaises à la destruction de la Huronie, 1610-1650

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003