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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

Les lieux d’établissement

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L’ancienne Huronie

À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, l'Angleterre et les États-Unis tentent de délimiter les frontières entre la colonie britannique (Canada) et la jeune république indépendante (États-Unis). À la hauteur du Michigan, la cession du poste de Michillimakinac, puis celle de l'île Drummond, aux États-Unis d'Amérique fait refouler la population de « voyageurs » et de Métis francophones vers la région de Penetanguishene-Lafontaine sur les rives de la baie Georgienne. Regagnant une région qui avait été le théâtre des premières tentatives d'évangélisation, ouvre des missionnaires récollets et jésuites au XVIIe siècle, ces francophones tentent de s'établir sur des terres. Mais plusieurs ne s'adaptent pas à la vie d'agriculteurs sédentaires. Certains s'enracinent toutefois, formant un premier noyau de population francophone dans ce coin de la région des Grands Lacs. Ils sont rejoints à partir du début des années 1840 par un deuxième groupe de colons francophones en provenance de la vallée du Saint-Laurent, plus précisément des régions de Trois-Rivières et de Vaudreuil-Soulanges. Ils sont attirés vers les terres agricoles de l'ancienne Huronie par le curé de Penetanguishene, Amable Charest, lui-même originaire de Sainte-Anne-de-la Pérade, non loin de Trois-Rivières. En quelques 25 années, ils s'amènent en nombre suffisamment important pour constituer un peuplement francophone significatif, donnant même naissance à la localité de Lafontaine, une localité dont la population est presqu'exclusivement composée de francophones. Une quarantaine de familles francophones quittent la région pour les plaines du Manitoba et du Minnesota en 1878, mais laissent derrière eux quelques milliers de francophones. L'accroissement naturel de ce groupe est tel que, sans l'apport de nouveaux arrivants, leur nombre a plus que doublé entre 1871 et 1911. En 1941, le comté de Simcoe compte 9 145 habitants d'origine française, dont les trois quarts sont encore de langue maternelle française, sur une population totale de 87 057. Comme leurs ancêtres, ils sont encore en grande majorité des agriculteurs.

Un témoignage sur la paroisse Sainte-Croix de Lafontaine

Dans le sud

 

   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.03.31

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003