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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

Les facteurs économiques

   L'exploitation des ressources
   forestières et minières

 

 

Le bois équarri, le bois de sciage et les pâtes et papiers

L'évolution de l'exploitation forestière, qui joue un rôle primordial dans le peuplement de l'Ontario français, se fait selon trois grands stades. Il y a d'abord la période de production du bois équarri, ces grands troncs, de pins essentiellement, que l'on abat et qu'on équarrit à la hache, avant de les faire descendre assemblés en immenses radeaux sur les rivières et le fleuve jusqu'à Québec. Cette activité débute dans la région de Hull et stimule pour un temps la colonisation de l'Est ontarien. Mais les forêts de l'Est ontarien ne sont pas bien pourvues en pin et la région se trouve rapidement marginalisée à mesure que les chantiers pénètrent le Haut-Outaouais. Hull et Ottawa s'affirment cependant comme carrefours des opérations forestières. L'âge d'or du commerce du bois équarri s'étend de 1800 à 1860 environ. Mais depuis 1850, la croissance des villes stimule considérablement l'industrie du bois de sciage. Là encore, le bois est principalement transporté par flottage et les Canadiens français excellent dans la drave, travail qui consiste à guider le bois et surveiller son parcours en marchant sur les billots. Les moulins à scie, utilisant l'énergie hydraulique, surgissent partout le long des cours d'eau, dans toutes les régions où il y a des forêts à abattre. Dans l'Est en particulier, la demande pour le bois de sciage donne une nouvelle impulsion à l'industrie du bois. Les scieries se multiplient et Ottawa devient la « capitale » canadienne de l'industrie forestière. Les forêts de la région située au Nord du lac Huron sont également soumises à la hache pour répondre à la forte demande américaine pour le bois de sciage. Grâce à la proximité des Grands Lacs, on y achemine facilement le bois vers les scieries américaines. Le gouvernement de Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada de 1896 à 1911, réagit en imposant des droits de douane sur l'exportation des billots de bois, ce qui stimule la construction de scieries. Dans la région de Sudbury, en 1903, dix-sept compagnies de bois emploient 11 000 hommes. Les chantiers et les moulins à scie permettent aux fermiers d'arrondir le revenu agricole trop souvent insuffisant. De très nombreuses petites scieries emploient au plus une cinquantaine d'employés et desservent un marché local. Certains centres doivent leur prospérité à la présence de grandes scieries alimentant les marchés d'exportation : Hawkesbury, Rockland et Ottawa dans l'Est ontarien, Blind River et Spanish River au Nord du lac Huron.

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003