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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

L'habitat et la vie quotidienne

 

 

L'exploration et les conditions de voyage

Le voyage en canot, qui mène de Québec ou Ville-Marie (Montréal) jusqu'aux Pays d'en haut au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, se fait dans des conditions extrêmement difficiles et exténuantes. Il y a deux routes, celle de l'Outaouais (rivière des Outaouais, rivière Mattawa, lac Nipissing, rivière des Français), qui mène au lac Huron, et celle du Haut Saint-Laurent, qui mène au lac Ontario. De 1610 jusqu'aux années 1650, c'est presque toujours la première qui est utilisée, la région du lac Ontario étant sous l'emprise des Iroquois alors en conflit guerrier avec les Hurons, alliés des Français. Par la suite, l'une ou l'autre route sont empruntées, selon la destination à atteindre. La route de l'Outaouais permet de rejoindre plus directement la région des lacs Huron et Supérieur, surtout pour se rendre sur la rive Nord de ces lacs. La route du Haut Saint-Laurent est préférable pour se diriger vers les lacs Ontario et Érié. Que l'on emprunte l'une ou l'autre, les difficultés sont énormes. La distance, les nombreux rapides imposant d'épuisants portages, les risques d'attaques iroquoises rendent le voyage long et ardu (il faut y mettre de plusieurs semaines à deux mois, selon le lieu de destination). Le baron Louis-Armand de Lom D'Arce de Lahontan, qui a beaucoup voyagé sur le territoire nord-américain, décrit en 1696 les conditions et les difficultés de la route de l'Outaouais et plus précisément les inconvénients du canot, type d'embarcation dont il faut se contenter en raison de ces difficultés. Sa perspective, il est vrai, l'incite à noircir le portrait. Il cherche en effet à convaincre les Anglais qu'ils auraient intérêt à bâtir un fort sur le lac Érié (qu'il appelle le fort Nassau) pour imposer leur domination commerciale. Il évoque la possibilité de bloquer l'accès des Grands Lacs aux Français, en y naviguant sur de grands bateaux, beaucoup moins fragiles que le canot. Son témoignage n'en demeure pas moins une source importante de renseignements sur les conditions de voyage en cette fin de XVIIe siècle. Il est si risqué d'entreprendre quelque parcours que ce soit dans les Pays d'en haut, que les Européens ne songent guère à le faire sans être accompagnés d'un ou de plusieurs guides autochtones. En matière de déplacement sur le territoire, ils sont très dépendants du savoir, de la maîtrise et des connaissances autochtones. Il faut du temps et plusieurs générations de Blancs nés au pays pour que ces derniers acquièrent une parfaite maîtrise du territoire. Les « voyageurs » engagés par les compagnies de traite (fourrures) après la Conquête britannique, qui sont en grande majorité des Canadiens (Canadiens français), ont acquis cette maîtrise.

Les « voyageurs »

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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003