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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

L'habitat et la vie quotidienne

 

 

La vie au chantier

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les « voyageurs » qui parcourent le territoire du futur Ontario pour le compte des commerçants de fourrures sillonnent un territoire inexploité. Bientôt cependant, ils croisent sur leur chemin des colons et sont témoins de l'émergence d'une nouvelle activité économique, l'exploitation forestière. Les cours d'eau principaux (Outaouais et Saint-Laurent) sont envahis par une foule d'embarcations de divers types et entre autres, de mai à septembre, par les cages de bois qui descendent le courant jusqu'à Québec. Les hommes de chantier qui s'emploient à faire descendre le bois jusqu'à Québec ont du travail à l'année, la flottaison du bois prenant la relève de la coupe opérée durant les mois d'hiver. Jusqu'à l'aube du XXe siècle, les hommes-de-cages, « cageux » ou « raftsmen », sont un rouage essentiel de l'industrie forestière. Même si la technique de la cage est aussi utilisée pour faire descendre le bois de sciage, elle sert principalement au transport des grands troncs de pin équarris destinés à la construction navale, dont la production domine l'industrie forestière jusque dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Le bois de sciage et le bois de pulpe, des productions dominantes par la suite, empruntent également les voies d'eau jusqu'à la scierie et à l'usine avant que le transport routier ne prenne entièrement la relève. Si les grands radeaux ont disparu du paysage, la drave est largement pratiquée. Au chantier, qu'il s'agisse de couper le pin pour le bois équarri ou l'épinette pour le bois de pulpe, dans l'Outaouais, dans la région des Grands Lacs ou dans le Nord, la vie de bûcheron est remarquablement stable et n'est modifiée en profondeur qu'avec la mécanisation qui s'opère après la Deuxième Guerre mondiale. La vie de chantier s'organise autour du camp, milieu de vie des bûcherons pendant la saison de coupe qui correspond généralement aux mois d'hiver. Qu'ils soient bûcherons, « cageux » ou draveurs, les Canadiens français excellent dans ces métiers et sont omniprésents dans l'industrie du bois.

La flottaison du bois

La vie de bûcheron

 

L'habitat et la vie quotidienne

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003