Drapeaux canadien-français et franco-ontarien    
Accueil
Plan du Site
   
  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
  Montage de photos  
                 

 

OCCUPATION DU TERRITOIRE

L'habitat et la vie quotidienne

   La vie au chantier

 

 

La flottaison du bois

Parmi les nombreux Canadiens français qui ont pratiqué le métier de « cageux », certains se sont rendus très célèbres. Aimé Guérin (1832-1909), surnommé le « Vieux Prince », a passé 56 ans à faire descendre jusqu'à 30 radeaux de bois par été du lac Ontario à Montréal pour le compte de la Calvin Company de Garden Island (en face de Kingston). Dans l'Outaouais, Jos Montferrand (1802-1864) fait partie de ceux qui ont laissé leur marque. Très grand et doté d'une remarquable force physique, qu'il utilise à maintes reprises dans les luttes qui opposent à cette époque les Canadiens français aux Irlandais, il passe 25 ans de sa vie à bâtir des cages sur l'Outaouais. À côté de ces figures légendaires, des centaines de Canadiens français gagnent leur vie à monter les cages de bois et à guider leur descente sur la rivière des Outaouais et le Saint-Laurent, à pratiquer le métier difficile et dangereux des hommes-de-cage. La cage ou « train de bois », un assemblage de radeaux composés de pièces de bois, représente un moyen économique mis au point par les commerçants de bois au début du XIXe siècle pour procéder au transport du produit. Elle sert principalement au transport du bois équarri, mais on les utilise aussi pour le transport des billots destinés au sciage et des madriers déjà sciés. Les cages sont démantelées pour franchir une glissoire ou un rapide, puis reconstruites au-delà. Sur une section de la cage, on aménage un petit village composé de minuscules cabanes, qui servent de dortoirs, et d'une cuisine consistant en un large foyer installé sur un épais lit de sable et surmonté d'un abri sans mur. C'est là que vivent les hommes-de-cage pendant le voyage. Il leur faut trimer dur pour bâtir et rebâtir ces cages, piloter au péril de leur vie les sections de la cage à travers les rapides, ramer pour compenser l'absence de vent. Par contre, un bon vent et du temps assez calme laissent place à la détente : jeux de carte, danse au son du violon, chants, récits de contes, de légendes et d'aventures. La nourriture à bord est la même qu'au chantier, abondante et simple : fèves au lard, soupe au pois, crêpes, etc. Les grands radeaux de bois équarri disparaissent en même temps que ce commerce, quand les forêts sont vidés de leurs grands pins et que l'acier prend la place du bois dans la construction navale. Entre-temps, l'industrie du bois est entrée dans une autre phase et le flottage est encore utilisé. Les billots voyagent sur l'eau, guidés par les draveurs, jusqu'au moulin à scie et à l'usine de pâtes et papiers. Les Canadiens français ne donnent pas leur place quand il s'agit de courir sur l'eau d'un billot à l'autre ou sur un câble, une gaffe à la main.

La vie au chantier

 
   
                 
       
Fiches pédagogiques / Bibliographie
     
                 
     
Logo Crccf
   

 

     

Commentaires ou questions ? crccf@uottawa.ca
Dernières modifications : 2003.11.01

© Université d'Ottawa.
Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003