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 LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010 
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LA VIE EN SOCIÉTÉ

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      L'Ordre de Jacques-Cartier (OJC)

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Une société secrète

L'idée de fonder une société secrète est motivée par les craintes de voir des éléments anglophones utiliser diverses tactiques pour nuire à un organisme de nature publique, qui aurait pour but de promouvoir le bien-être du groupe canadien-français. En donnant à leur organisation un caractère secret, les fondateurs de l'Ordre de Jacques Cartier (OJC) croient pouvoir en maximiser l'efficacité. Il faut dire que les organisations secrètes sont à la mode dans la société de l'époque. Les fondateurs se convainquent mutuellement que les Canadiens français doivent eux aussi avoir leur société secrète. Le côté secret s'affirme au cours des premières années mais ne semble pas établi de façon définitive au début. Avec le temps cependant, il prend de l'importance. L'appellation populaire « La Patente », par laquelle l'OJC est souvent désignée, traduit bien la nature mystérieuse et secrète de l'organisation. « La Patente » ne laisse rien paraître officiellement et adopte des noms de façade lors de ses congrès : L'Entraide inc. (1952) et l'Association culturelle canadienne (1964). Une série d'abréviations sont utilisées dans la correspondance et les documents mis en circulation, y compris dans les programmes des congrès, le journal L'Émerillon, le Bulletin et les circulaires : O. (Ordre de Jacques Cartier), CX (chancellerie), XC (commanderie locale, XCC au pluriel), S. CX (secrétaire de la chancellerie), etc. « DISCRÉTION » est le mot d'ordre le plus répandu dans l'OJC. Un membre ne doit jamais révéler à quiconque son appartenance à l'organisation, pas même à son épouse. Les membres se reconnaissent entre eux par une poignée de main caractéristique. Elle ne doit pas servir à vérifier si tel ou tel individu fait partie de l'OJC, mais plutôt à se faire connaître de quelqu'un dont on sait déjà l'appartenance à l'organisation. Le caractère secret de l'OJC n'est remis en question qu'au début des années 1960, surtout au Québec où l'on considère qu'il n'est plus nécessaire, vu la maîtrise de plus en plus affirmée qu'ont les francophones des institutions économiques et politiques de cette province. Hors du Québec, on croit encore que pour atteindre ses objectifs, l'OJC doit continuer d'agir dans l'ombre.

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Dernières modifications : 2003.06.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003