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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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L'ÉDUCATION

Le système scolaire franco-ontarien

   Après 1927

      La consolidation du système
      scolaire franco-ontarien,
      1937-1970

 

 

Le concours provincial de français

À son arrivée au ministère de l'Éducation en 1937, Robert Gauthier, le nouveau directeur de l'enseignement français en Ontario, constate que seulement 26 % des élèves franco-ontariens terminent la 8e année. En 1938, il fonde un concours de français afin de créer un mouvement qui, tout en valorisant la langue française, favorise le prolongement de la scolarisation chez les élèves franco-ontariens. Gauthier dirige le concours de français de 1938 jusqu'en 1962, la 25e année de sa direction des écoles franco-ontariennes. L'organisation pédagogique du concours de français est assurée par le ministère de l'Éducation. Mais les prix et les bourses remportés par les lauréats sont offerts par l'Association canadienne française d'éducation d'Ontario (ACFEO). Au début, le concours est organisé par les inspecteurs des écoles franco-ontariennes et les professeurs de l'École normale de l'Université d'Ottawa. Puis, jusqu'au début des années 1960, l'organisation du concours est un effort conjoint entre le ministère de l'Éducation de l'Ontario, l'ACFEO, l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO), l'Association franco-ontarienne des inspecteurs de l'enseignement et des professeurs d'école normale (AFOIEPEN) et l'Association des commissaires des écoles bilingues de l'Ontario (ACEBO).

Chaque année, les écoles participantes présentent des candidats et des candidates à des concours au niveau du district d'inspection. Les vainqueurs de ces rencontres éliminatoires se rendent ensuite à des concours régionaux organisés par des comités pédagogiques de l'AEFO. Ces concours ont lieu les samedis et comprennent un examen en composition, en littérature, en orthographe et en expression orale. Les principales épreuves sont la composition écrite et l'improvisation orale. La proclamation des lauréats et la distribution des prix ont lieu le dimanche à la salle paroissiale lors d'une cérémonie ponctuée de discours et des numéros récréatifs. Puis, pendant le congé de Pâques, les finalistes de chaque district s'affrontent lors du concours provincial. Leur français est évalué tant à l'écrit qu'à l'oral. Durant les premières années, le concours de français est réservé aux élèves de la 8e année du primaire. Les premiers lauréats du concours de français sont Jean-Éthier Blais, de Sturgeon Falls, et Gilberte Dubois, de Hawkesbury. Durant l'année scolaire 1941-1942, un concours d'art oratoire est organisé entre les élèves de 12e année des écoles secondaires de Rockland, Hawkesbury, Embrun et Plantagenet. En 1943-44, ce concours au niveau secondaire est intégré au concours de français provincial. Au niveau secondaire, les prix sont des bourses d'études. À partir de 1939, l'ACFEO présente un diplôme d'honneur à tous les concurrents de l'épreuve finale du concours provincial. Lors de la séance finale, de nombreux prix sont attribués aux gagnants et aux finalistes de la section primaire et de la section secondaire. Le vainqueur de la section primaire reçoit le trophée « Robert Gauthier », et le vainqueur de la section secondaire, le trophée « Association de la jeunesse franco-ontarienne ».

Une victoire au concours de français a de nombreux effets positifs dans le développement de la personnalité des lauréats. Mais la victoire est prestigieuse non seulement pour les lauréats, mais également pour leur école, leurs enseignants et l'ensemble de leur communauté locale. D'ailleurs, les lauréats sont célébrés triomphalement par leur école et leur communauté. En 1965, plusieurs changements sont apportés au concours de français. Au primaire, il n'est plus sous les auspices du ministère de l'Éducation mais sous les auspices de l'ACFEO et est organisé par l'AEFO. Au secondaire, un concours s'ajoute à la 10e année. Les deux concours du secondaire sont organisés par le ministère de l'Éducation sous la direction de Benjamin Michaud, surintendant au ministère de l'Éducation. Dorénavant, ils sont organisés par l'AFOIEPEN en collaboration avec l'ACFEO, l'AEFO et l'ACEBO. En 1972, le concours de français se transforme en un concours d'arts populaires à caractères régionaux. Le concours de français est mis en veilleuse de 1972 à 1981. De 1982 à 1992, un nouveau concours de français provincial est organisé conjointement par l'Université Laurentienne et la Faculté des Arts de l'Université d'Ottawa.

La consolidation du système scolaire franco-ontarien, 1937-1970

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2004.03.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004