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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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L'ÉDUCATION : lieu de transmission des savoirs et lieu de revendications

 

 

 

 

 

Les luttes pour les écoles secondaires de langue française

Pendant les années 1970 et 1980, les Franco-Ontariens luttent pour obtenir des écoles secondaires de langue française. En 1968, le gouvernement ontarien adopte la loi 141 qui permet l'établissement de classes et d'écoles secondaires de langue française. Pour ce faire, les francophones doivent en faire la demande auprès de leur conseil scolaire local. La loi permet la création de comités consultatifs de langue française (CCLF) au sein des conseils scolaires. Au tournant des années 1970, plusieurs communautés francophones obtiennent des écoles secondaires homogènes de langue française sans trop de difficultés. Mais en plusieurs endroits, les francophones doivent lutter pour obtenir des écoles homogènes de langue française. Le pouvoir d'établir des écoles homogènes de langue française ou de créer des écoles mixtes est entre les mains de conseils scolaires qui sont souvent à majorité anglophone. Dès le tournant des années 1970, des crises se développent en plusieurs endroits. À Ottawa, une bataille s'engage entre francophones et anglophones lorsque le Collegiate Institute Board décide de convertir l'école secondaire Champlain en une école secondaire homogène de langue française malgré les protestations énergiques des parents anglophones. D'autres crises éclatent à Elliott Lake et Cornwall, où les étudiants francophones font la grève pour que l'École secondaire Saint-Laurent devienne une école homogène de langue française. La crise scolaire de Sturgeon Falls est particulièrement aiguë. Elle amène le gouvernement de William Davis, et son ministre de l'Éducation Robert Welch, à nommer, en pleine campagne électorale, une Commission ministérielle sur l'éducation secondaire en langue française présidée par Thomas H. B. Symons. Le président de la commission est le professeur Thomas Symons, président de l'Université Trent. La commission est bien accueillie par les dirigeants franco-ontariens qui croient que le problème de Sturgeon Falls peut se reproduire partout en Ontario. Déposé en 1972, le rapport final de la commission Symons amène le gouvernement conservateur de William Davis à adopter les lois 180 et 181 qui créent la Commission des langues de l'Ontario pour porter en appel les décisions des conseils scolaires défavorables aux minorités linguistiques. De plus, le gouvernement ontarien nomme Laurier Carrière sous-ministre adjoint au ministère de l'Éducation. Ces décisions sont perçues alors comme un point tournant dans l'histoire franco-ontarienne de l'éducation car elles augmentent l'autonomie de la communauté franco-ontarienne en éducation.

Cependant, de nouvelles crises scolaires éclatent à la fin des années 1970 et au début des années 1980 à Geraldton / Longlac, à Burlington, à Kirkland Lake, à East York et à Windsor. La crise de Penetanguishene, qui fait rage pendant la campagne du référendum québécois en 1980, retient l'attention de tout le Canada. Durant les années 1980 et 1990, les Franco-Ontariens se rendent devant les tribunaux afin de faire respecter leur droit à des écoles secondaires de langue française. De 1984 à 1993, de nombreuses causes judiciaires mettent à l'épreuve la section 23 de la Charte canadienne des droits et libertés de 1982. En 1984, la Cour de l'Ontario juge que les Franco-Ontariens ont droit à une plus grande gestion de leurs écoles. En 1985, le gouvernement permet aux conseils d'écoles séparées d'offrir l'enseignement secondaire jusqu'à la 13e année. En 1986, le gouvernement adopte la loi 75 qui permet la création de sections francophones au sein des conseils scolaires à prépondérance anglophone. Des conseils scolaires de langue française sont créés à Toronto et Ottawa. Mais la loi 75 ne satisfait pas les principales associations franco-ontariennes. Durant son mandat qui dure de 1990 à 1995, le parti néo-démocrate de Bob Rae développe un nouveau programme plaçant la gestion des écoles secondaires de langue française aux mains des Franco-Ontariens. En adoptant la loi 104 en 1997, le gouvernement conservateur de Mike Harris accorde aux Franco-Ontariens la pleine gestion de leurs écoles. Depuis 1998, l'Ontario français compte huit conseils d'écoles catholiques et quatre conseils d'écoles publiques.

Sturgeon Falls

Penetanguishene

Les revendications et les luttes scolaires

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2004.03.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004