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L'ÉDUCATION

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      L'éducation des jumelles Dionne

 

 

 

 

 

L'école privée Dionne

En 1942, la pouponnière Dionne est convertie en école privée. L'école privée Dionne est placée sous le contrôle d'Oliva Dionne. Cependant, même si les parents Dionne se montrent satisfaits des services rendus par l'enseignante Gaëtane Vézina, ce sont des Soeurs de l'Assomption de la Sainte-Vierge qui vont assumer l'enseignement à la nouvelle école privée. Une controverse au sujet de l'enseignement de l'anglais est à l'origine de ce changement. Dès le mois de mai 1941, l'inspecteur Harold Edwin Amoss avait en effet entrepris des démarches pour ajouter une enseignante anglophone à l'école privée Dionne pour l'enseignement de l'anglais. Amoss et Mgr Charles Léo Nelligan, évêque de Pembroke, projettent de faire remplacer Vézina par des Soeurs de l'Assomption. L'une de ces soeurs n'enseigneraient qu'en français, l'autre qu'en anglais. Amoss doutait que Vézina, l'une des enseignantes bilingues les plus en vues de l'Ontario, puisse enseigner convenablement l'anglais. Récemment nommé directeur des études des jumelles, Robert Gauthier, le directeur de l'enseignement français en Ontario, considère que Vézina a une surcharge de travail. Dans son rapport d'inspection du 3 mars 1942, le directeur de l'enseignement français en Ontario, Robert Gauthier, indique que l'horaire d'enseignement des jumelles Dionne est trop léger. Mais il est loin de blâmer l'enseignante pour le retard des jumelles dans leur progrès scolaire. Néanmoins, Gauthier considère que la solution de placer l'enseignement à l'école privée Dionne sous la direction des Soeurs de l'Assomption serait un compromis intéressant, à la condition qu'Oliva Dionne et lui sélectionnent les soeurs enseignantes. En effet, les deux ont déjà rencontré la supérieure générale de la congrégation des Soeurs de l'Assomption de Nicolet, Québec, soeur Saint-Jean-l'Évangéliste. Mais Oliva Dionne se montre méfiant envers les soeurs et ce, malgré l'appui de ses conseillers, les représentants de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO) à North Bay, envers le projet. De leur côté, les religieuses ne veulent pas que leur enseignement soit dirigé par les autorités de la pouponnière Dionne. Quant à Robert Gauthier, qui craint de ne pas être en mesure de trouver des enseignantes bilingues compétentes, il conseille vivement à Oliva Dionne de continuer à recevoir les conseils des représentants de l'ACFEO de North Bay et de favoriser la venue des soeurs à l'école privée Dionne. Menaçant de se retirer du projet à la fin de l'été 1942, les soeurs demandent qu'elles soient placées sous la seule autorité du ministère de l'Éducation de l'Ontario et que le gouvernement reprenne la direction de la pouponnière Dionne. Les représentants de l'ACFEO convainquent les soeurs de l'Assomption de commencer, dès septembre 1942, leur enseignement à l'école privée Dionne. Ainsi, soeur Saint-Alexis de Rome (Laurencia Boyer) et soeur Jean-Marie Vianney, deux anciennes enseignantes dans les écoles séparées de North Bay, sont les premières enseignantes de l'école privée Dionne. Par la suite, Cloutier leur présente un projet de contrat dont les principes établissent un climat de confiance entre les religieuses et les parents Dionne. La soeur supérieure de la pouponnière Dionne en accepte les principes le 3 octobre 1942. Les Soeurs de l'Assomption assumeront la scolarisation des jumelles Dionne jusqu'à la fin de leurs études secondaires sous la direction du directeur de l'enseignement français en Ontario, Robert Gauthier.

L'enseignement des Soeurs de l'Assomption

L'éducation des jumelles Dionne

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2004.03.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004